Résolution

Traitement.
Lorsque se présente un problème quelconque, pour trouver des solutions l’on traite souvent, beaucoup trop souvent, les conséquences liées à ce ou ces problèmes. Parce qu’il est rare qu’une seule cause n’engendre pas plusieurs conséquences ! Tout comme un seul accident engendre plusieurs dégâts collatéraux !
Or, que faut-il faire au mieux ? Traiter les conséquences, toutes les conséquences ou la cause, qui est pratiquement unique dans beaucoup de domaines (politique, médical, scientifique, environnemental, financier, militaire, religieux, etc.).
Car, traiter les conséquences, revoir les solutions et corriger ces solutions coûte forcément plus de temps, d’énergie et d’argent que de traiter la cause en elle-même. Même si celle-ci est parfois délicate à éradiquer, il est de bon sens d’en finir radicalement avec le problème, donc la cause. Plus de cause, plus de problème et donc pas de conséquence. Encore faut-il anticiper correctement les mesures à porter pour traiter le problème, donc la cause.
Prenons un exemple classique et permanent ; celui de la drogue.
Le problème, ce n’est pas les fabricants ou les trafiquants et les revendeurs, mais bel et bien les consommateurs… Si nous condamnons plus lourdement ces derniers (financièrement ou par de longs travaux d’intérêts généraux, par exemple), nous diminuerons conséquemment la consommation. Quand les individus auront été sanctionnés lourdement, que cela sera ancré dans les mœurs sociétales et qu’il deviendra difficile de passer entre les mailles du filet pour consommer sans risquer gros : nous verrons les trafiquants et autres commissionnaires perdre toute influence commerciale et donc disparaître au fur et à mesure de la non-consommation.
Autre exemple, celui de la pollution atmosphérique :
Au cours du 19e siècle, lors de la révolution industrielle, et jusqu’à quelques petites décennies d’ici, nous avons fait fi des conséquences des dégagements de substances nuisibles dans l’atmosphère. En Angleterre, les fameux smogs se sont multipliés rapidement dans les grandes agglomérations, ainsi qu’à New York aux States, à Pékin, à Mexico, etc., provoquant des dangers pour la santé des individus. Les ingénieurs et autres techniciens qui ont conçu les différents types de véhicules à combustion facilitant plus rapidement la circulation terrestre, maritime et dans le ciel, ont très vite su que l’une des conséquences serait la pollution de l’air avec des dégagements de gaz toxiques tels que le monoxyde de carbone et des oxydes d’azote…

Or, qu’ont-ils fait ? Rien, dans un premier, long, très long moment (presque deux siècles !) Préférant développer l’économie de leur pays sans mesurer les conséquences sur la santé de leurs congénères et le dérèglement non naturel de leur environnement avec un autre gaz, le dioxyde de carbone, responsable de la destruction de la couche d’ozone ou, si vous préférez, du fameux effet de serre.
Pourtant, au cours de cette révolution, certains ont pensé à la voiture électrique, d’autres au moteur à eau ainsi qu’au moteur à air ! Mais que nenni, il fallait consommer et brûler cette magnifique énergie délivrée par l’extraction du gaz et du pétrole… Sous couvert du progrès, cela a permis le confort relatif de beaucoup et l’enrichissement démesuré d’une poignée de magnats, de trusts et autres lobbies industriels. Pressé par ces mêmes magnats et ce formidable élan économique pour leur pays, aucun responsable politique n’a eu le courage de dire stop ; obligeant les ingénieurs et autres industriels à chercher d’autres moyens de transport moins ou pas du tout polluants…

Donc, si les hommes responsables s’étaient attelés à trouver des moyens techniques aucunement nocifs pour l’espèce humaine et la nature, nous ne serions pas, aujourd’hui, en train de traiter les conséquences, puisqu’il n’y aurait aucune cause ! Ce n’est malheureusement pas dans la philosophie des hommes de pouvoir qui trouvent, là, un terreau pour se faire élire ou réélire en politique, à la tête des holdings, des organisations et des institutions nationales et internationales.
À nous de choisir : Voulons-nous continuer à vivre « sans danger » sur notre planète, dont nous programmons tous les jours l’autodestruction, ou voulons-nous continuer à traiter les conséquences de nos actes en nous moquant de la cause ? Réfléchissons plus en profondeur, faisant en sorte de prendre correctement en main le destin de l’espèce et la protection de son environnement. Les prochaines générations éviteront ainsi de nous faire un procès pour sacrifice global ayant entrainé la disparition prématurée de toute vie sur notre Terre ; la plus belle planète de notre système solaire et la seule à avoir créé notre existence.

Merci pour elles et elle !

P.R.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×