Administrations - Institutions

Nouvelle carte des services publics.

Article publié par Stéphanie Benz et Béatrice Mathieu le 29/03/2012 à 09:29 Catégories : Administrations - Institutions Tags : Aucun

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Casernes ou commissariats fermés, tribunaux supprimés, centres des impôts ou hôpitaux dégraissés... Pour la première fois, "L'Expansion" dresse le vrai bilan d'une réforme qui a chamboulé l'administration de l'Etat et l'économie des territoires.

Nicolas Sarkozy entrera-t-il dans l'histoire de France ? Difficile à dire, en pleine campagne pour un deuxième mandat. En tout cas, il aura marqué... la géographie du pays. Armé de la RGPP, sigle barbare pour Révision générale des politiques publiques, il vient, en cinq ans, de modifier profondément la carte des services publics français. Casernes, tribunaux, centres des impôts, commissariats, douanes, hôpitaux, nulle institution, nulle région n'a échappé aux réformes. Mais, comme le révèle notre enquête exclusive sur l'impact de ces restructurations sur le territoire, certaines ont été plus pénalisées que d'autres.

Pour réaliser ce palmarès, nous avons collecté des centaines de données auprès d'une dizaine d'administrations parmi les plus concernées par la RGPP. A ce petit jeu de la superposition des nouvelles cartes administratives, la grande perdante est la Moselle. Un département littéralement sacrifié sur l'autel de la réorganisation de l'État. Qu'on en juge. La refonte de la carte militaire ? Moins 5.400 soldats - l'équivalent de deux Florange, la désormais célèbre usine sidérurgique mosellane. La carte judiciaire ? Quatre tribunaux d'instance et deux conseils de prud'hommes fermés. La carte scolaire ? 267 postes supprimés dans le seul primaire. A cela s'ajoute la disparition d'une prison et d'une quinzaine de brigades ou pelotons de gendarmerie.

Des effectifs regroupés dans les préfectures.

Bien sûr, ce pointage des fermetures, cette comptabilité morbide des dégraissages restent officieux. Impossible de dénicher un bilan officiel des conséquences de la RGPP. La Délégation interministérielle à l'aménagement du territoire et à l'attractivité régionale (Datar), saisie du sujet, a limité son analyse à onze sites. De leur côté, des maires ou des députés ont bien interrogé les préfectures de leurs départements sur l'évolution de l'emploi dans les services publics gérés par l'État. La plupart attendent encore des réponses précises : "L'administration a trop peur de se voir réclamer des compensations. Alors, si vous ajoutez le contexte électoral...", soupire Serge Gloaguen, le maire socialiste de Digne-les-Bains.

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